Émilie Booder et son épouse : ce que l’on sait vraiment

Booder n’a jamais prononcé le prénom « Émilie » pour parler de sa femme. Pas dans une interview, pas sur ses réseaux sociaux, pas en coulisses. Pourtant, ce prénom circule partout en ligne, parfois associé à une « épouse », parfois à une vie entière inventée. D’où vient-il ? Et qui est réellement la compagne de cet humoriste franco-marocain qui protège sa vie privée depuis plus de dix ans ?



D’où vient le prénom « Émilie » ?

Aucune source sérieuse n’est capable de répondre à cette question, parce que la réponse n’existe tout simplement pas.

Le prénom « Émilie » attribué à la femme de Booder n’apparaît dans aucune interview vérifiable, aucun magazine reconnu, aucune déclaration de l’intéressé lui-même. Il a été forgé sur des sites qui se copient entre eux sans jamais citer la moindre source. Certains vont encore plus loin : ils lui inventent une profession, un lieu de rencontre fictif, et construisent autour d’elle une biographie de toutes pièces.

Ce que Purepeople, Starmag, Ozap et le magazine Public confirment tous, c’est l’inverse : la compagne de Booder n’a aucun prénom public. C’est un choix, pas un oubli.


Ce que Booder dit lui-même sur sa femme

En 2020, le magazine Public a posé la question directement. Booder a répondu sans détour :

« C’est mon jardin secret. Je ne veux pas non plus donner de détail sur ma vie amoureuse. »

Booder, Magazine Public, 2020

Depuis, il tient cette ligne sans exception. Sur ses réseaux sociaux, quand elle apparaît sur une photo, son visage est masqué. Elle n’a jamais mis les pieds sur un plateau de télévision à ses côtés, jamais foulé un tapis rouge, jamais été citée dans une émission de radio. Dans Le Bon Dimanche Show de Bruno Guillon sur RTL, Booder a évoqué son quotidien familial à quelques reprises, sans jamais franchir cette frontière.

Ce couple existe depuis plus d’une décennie. C’est à peu près tout ce qui peut être établi avec certitude.


Un fils de 14 ans, la seule fenêtre sur sa vie de famille

La vie privée de Booder, elle passe surtout par son fils, né en 2011, aujourd’hui âgé de 14 ans. L’adolescent n’a aucune présence publique : aucune photo, aucun prénom. Dans certaines vidéos postées par son père, on entend parfois sa voix. Jamais plus.

Enfant, ce fils a traversé une période médicalement sérieuse. Booder l’a raconté au magazine Public en 2020 :

« Je me suis concentré sur lui, surtout qu’il a eu des bronchites à répétition. À l’époque, j’ai vu ma vie défiler, persuadé qu’il passerait, comme moi, son enfance avec des problèmes pulmonaires. »

Booder, Magazine Public, 2020

Aujourd’hui, l’adolescent va bien. Et il n’hésite pas à recadrer son père. Sur RTL en novembre 2023, Booder confiait avec amusement : « Mon fils n’est pas fan de ce que je fais… la nouvelle génération me recadre des fois. »

C’est pourtant ce même fils qui lui a offert, selon Télé-Loisirs, le compliment qu’il met au-dessus de tout le reste en parlant de Le Nounou : « Quand je regarde la série, j’oublie que tu es mon père. »

Malgré une tournée nationale et les tournages TF1, Booder rentre en pleine nuit après ses dates pour être présent au petit-déjeuner du lendemain. Il vit toujours dans son appartement du 10e arrondissement de Paris, celui du quartier où il a grandi, toujours locataire.


Pour comprendre l’homme, il faut remonter à Bouarfa en 1978

Mohamed Benyamna, connu sous le nom de Booder, est né le 13 août 1978 à Bouarfa, village du sud-est marocain. Il arrive au monde prématurément, avec des bronchiolites sévères et un asthme aigu. Le médecin local annonce à sa mère qu’il ne passera pas l’hiver. Son père, qui travaille en France, organise un transfert d’urgence. L’enfant passe ses six premières années à l’hôpital Necker-Enfants Malades à Paris.

Sur le plateau de 50′ Inside sur TF1 en mars 2024, il a dit :

« Vous avez devant vous une personne qui est née au mois d’août 1978 et qui devait mourir en décembre 1978. »

Booder, 50′ Inside, TF1, mars 2024

Sa mère ne parlait pas français et ne savait pas lire. Pour venir le voir à Necker, elle comptait dix dattes dans sa poche, en mangeait une à chaque arrêt de métro, et descendait quand il n’en restait plus.

Le 16 février 2025, dans Sept à Huit sur TF1 face à Audrey Crespo-Mara, il a également mis fin à une rumeur persistante : Booder n’est atteint d’aucune maladie génétique. Son physique vient uniquement de la génétique familiale. Il ressemble à un oncle médecin respecté dans sa région au Maroc. Ce qui l’a décidé à parler : des parents d’enfants réellement malades lui ont écrit, persuadés que leurs enfants souffraient de la même chose que lui.

Aujourd’hui, il retourne régulièrement à Necker pour rendre visite aux enfants hospitalisés et leur raconter sa propre histoire.


Booder en 2026 : 900 000 spectateurs en tournée et une série qui continue sur TF1

La carrière de Booder repose sur trois décennies de scène. Les repères récents sont parlants.

Sur scène :

  • Booder is back a tourné pendant trois ans, avec 800 représentations et plus de 900 000 spectateurs à travers toute la France. La dernière date parisienne avait eu lieu au Dôme de Paris le 8 juin 2024.
  • Ah… l’école !, son troisième spectacle (1h15, production Les Baubau Productions), a sillonné la France en 2025. Le sujet : l’école de son enfance comparée à celle de son fils, le harcèlement scolaire, les profs, les récréations. Directement inspiré par son quotidien de père.

À la radio :

  • Membre permanent des Grosses Têtes sur RTL depuis le 1er septembre 2022, aux côtés de Laurent Ruquier.

Sur TF1 avec Le Nounou :

L’idée de la série est une création originale signée Éléonore Bauer, Carole Greep et Booder lui-même. Il joue Samir, un homme de 40 ans qui devient nounou pour des familles en difficulté. Les chiffres Médiamétrie :

ÉpisodeDate de diffusionAudience
Pilote26 février 20245,38 millions (28,7 % de PDM)
Épisode 217 février 20253,75 millions (21,2 %)
Épisode 322 avril 20253,87 millions (22,2 %)
Épisode 4 « La Mode »23 février 20262,82 M + 2,62 M en deux parties

Le pilote avait établi un record TF1 pour une fiction unitaire depuis 2021, avec 6,2 millions de téléspectateurs en comptant le replay à sept jours. Un cinquième épisode, avec Charlotte Gaccio et David Mora au casting, est déjà filmé. Sur ses ambitions, Booder avait dit sans ambiguïté à Puremédias : « Mon rêve serait que TF1 me dise : ‘Booder, on part pour 15 ans’. »


Derrière la question sur Émilie Booder et son épouse, il y a une curiosité tout à fait naturelle sur un homme que des millions de Français regardent chaque année à la télévision, mais dont on ne connaît presque rien hors plateau. Ce qu’on sait, c’est que cette discrétion n’est pas une stratégie de communication. C’est la réponse d’un homme qui a failli ne pas survivre à sa naissance, qui a vu son fils traverser la maladie, et qui a perdu deux amis proches, Mouss Diouf en 2012 et Wahid Bouzidi en août 2023. La vie privée de Booder, c’est la seule chose qu’aucune caméra ne lui prendra jamais.

Audrey Huard
Audrey Huardhttps://lemagazinefrancais.fr/
Audrey Huard a fondé Le Magazine Français en février 2026 depuis Berlin, où elle suit de près l'actualité française depuis des années. Politique, people, célébrités, culture, sport — elle couvre tout ce qui fait parler la France, avec un œil extérieur qui fait toute la différence.

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