La compagne d’Henri Guaino s’appelle Catherine Bachelier. Diplômée de Sciences Po Paris, haute fonctionnaire au ministère de l’Intérieur, elle a notamment exercé comme sous-préfète de Vendôme. Ensemble depuis au moins janvier 2015, les deux forment un couple discret que la presse people a photographié à trois reprises sur quatre ans, sans jamais obtenir la moindre déclaration des intéressés.
Ceux qui cherchent une « nouvelle » compagne seront déçus. Il n’y a rien de nouveau ici. Il y a une relation qui dure depuis plus de onze ans, construite à l’écart des caméras, par deux personnes qui ont décidé que leur vie privée leur appartenait.
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Qui est Catherine Bachelier, la compagne d’Henri Guaino ?
Catherine Bachelier n’est pas une personnalité publique au sens médiatique. Pas d’interviews, pas de réseaux sociaux, pas de déclarations personnelles dans la presse. Elle appartient au monde de la haute fonction publique française, où la discrétion relève autant du choix que de la règle professionnelle.
Ce que son parcours révèle :
- Diplômée de Sciences Po Paris — même formation qu’Henri Guaino
- Sous-préfète de Vendôme — représentante de l’État dans le département du Loir-et-Cher
- Chef de bureau à la direction des ressources humaines du ministère de l’Intérieur, en charge des finances, de la paie et de la prévision
Son profil, entièrement construit autour du service de l’État, n’a jamais servi à alimenter une image publique. Elle n’a jamais utilisé sa proximité avec un homme politique de premier plan pour se mettre en avant. C’est précisément ce que les rares personnes qui évoquent son parcours semblent retenir d’elle.
Depuis quand sont-ils ensemble ? Ce que les archives photographiques établissent
L’agence Bestimage, référence des photos officielles de personnalités en France, a photographié Henri Guaino et Catherine Bachelier ensemble à trois reprises entre 2015 et 2019. Dans chacune des légendes, elle est désignée comme « sa femme ».
| Date | Événement | Lieu |
|---|---|---|
| 30 janvier 2015 | Fête des 60 ans de Nicolas Sarkozy | Domicile de Sarkozy, Paris |
| 12 octobre 2016 | Générale de la pièce « À droite, à gauche » | Théâtre des Variétés, Paris |
| 30 juin 2019 | Garden party de Babette de Rozières | Maule, Yvelines |
La date du 30 janvier 2015 mérite attention. Ce soir-là, Sarkozy réunit chez lui l’entourage le plus proche de son cercle personnel et politique. Henri Guaino y vient avec Catherine Bachelier. Ce n’est pas l’apparition d’une rencontre récente.
En mars 2026, cela fait donc au moins onze ans que ce couple est documenté publiquement. Le mot « nouvelle » ne tient pas.
Henri Guaino : de l’enfance à l’Élysée
Pour comprendre Henri Guaino, il faut commencer par Arles, en 1957. Il naît d’une mère femme de ménage et d’un père qu’il ne connaîtra jamais. Le nom « Guaino » ne lui appartient pas à la naissance. C’est celui du mari de sa mère, qu’on lui attribue à l’âge de dix ans. Sa mère meurt quand il a vingt-trois ans.
Il en parlait encore en 2013, lors du débat sur le mariage pour tous à l’Assemblée nationale : « Quand je parle de moi, je parle au nom de tous ceux qui ont vécu la même tragédie personnelle dont si peu de gens parlent. »
De cette enfance sans père, il tire une fascination durable pour Albert Camus — lui aussi fils de la pauvreté méditerranéenne, lui aussi sans père. Il lui consacre en 2013 un livre entier, Camus au Panthéon : discours imaginaire (Plon).
Sa carrière se construit sans l’ENA, qu’il rate trois fois. Il passe par le Crédit Lyonnais, la direction du Trésor, Sciences Po Paris comme enseignant, puis le Commissariat général au Plan sous Chirac de 1995 à 1998, puis la Cour des comptes. En mai 2007, Sarkozy le choisit comme conseiller spécial. Pendant cinq ans, Guaino est la plume de l’Élysée, auteur de la quasi-totalité des grands discours du quinquennat, dont le controversé discours de Dakar, qui déclenche une tempête de critiques pour son ton jugé condescendant envers l’Afrique.
Il quitte l’Élysée en 2012, est élu député des Yvelines la même année, et perd son siège en 2017 après une candidature présidentielle avortée.
Son premier mariage, et les deux Catherine de sa vie
Le 1er septembre 1990, Henri Guaino épouse Catherine Coyaud, administratrice civile. Trois enfants naissent de cette union. Le mariage se termine par un divorce, avant que Catherine Bachelier entre dans sa vie.
La coïncidence est frappante : les deux femmes importantes de la vie de Guaino portent le même prénom et ont toutes deux construit leur carrière dans la haute administration française. L’une, administratrice civile. L’autre, sous-préfète et cadre au ministère de l’Intérieur. Ce n’est pas un hasard de casting. Cela dit quelque chose sur ce que cet homme cherche, et trouve, dans un profil.
L’affaire du juge Gentil : une condamnation que la Cour de cassation a annulée
En mars 2013, Henri Guaino prend publiquement la défense de Nicolas Sarkozy mis en examen dans l’affaire Bettencourt. Il multiplie les déclarations à la radio et à la télévision contre le juge d’instruction Jean-Michel Gentil, l’accusant d’avoir « déshonoré la justice ». L’Union syndicale des magistrats dépose plainte.
La procédure dure trois ans :
- Novembre 2014 : le tribunal correctionnel de Paris le relaxe
- 22 octobre 2015 : la cour d’appel le condamne à 2 000 euros d’amende pour outrage à magistrat, plus 3 000 euros de dommages et intérêts au juge Gentil
- 15 novembre 2016 : la Cour de cassation annule la condamnation
La Haute Cour juge que des propos tenus dans les médias relèvent de la loi sur la presse, et non du code pénal. Son avocat, Me Patrice Spinosi, parle d’une « grande victoire ». Henri Guaino est définitivement blanchi.
La quasi-totalité des articles consacrés à Guaino s’arrêtent à la condamnation de 2015. L’annulation de novembre 2016 disparaît des radars. Ce point méritait d’être rétabli.
Henri Guaino en 2025-2026 : une voix toujours centrale
À 69 ans, Henri Guaino n’a pas quitté les plateaux. Il intervient régulièrement sur CNews et Europe1, dont les dernières apparitions remontent à janvier 2026. Ses prises de position font régulièrement réagir :
- « C’est un coup d’État judiciaire contre la séparation des pouvoirs » sur la condamnation de Sarkozy dans l’affaire libyenne (France 2, 25 septembre 2025)
- « On ne résout pas un problème de finances publiques en escroquant les retraités » sur le projet de budget 2026 (CNews, 28 septembre 2025)
- « Le parti de la guerre a perdu » sur le revirement de Trump face à la Russie (Europe1, 10 mars 2025)
- « Ne pas voir que la crise de la civilisation nous mène vers un abîme de violence, c’est être totalement aveugle » après les déclarations de Trump sur l’Europe (CNews, 11 décembre 2025)
Fidèle à ses convictions gaullistes, hostile au libéralisme économique comme à ce qu’il appelle « l’ivresse de toute-puissance » de certaines institutions judiciaires, Guaino reste l’une des voix les plus sollicitées à droite sur les questions de souveraineté nationale et de géopolitique.
Henri Guaino a grandi sans père, sans nom propre, dans la pauvreté d’Arles. Il s’est construit en croyant que les idées pesaient plus que la visibilité, et que la rigueur valait mieux que l’exposition. Catherine Bachelier, celle qui partage sa vie depuis plus d’une décennie, semble avoir fait les mêmes choix. Deux parcours fondés sur le service de l’État, deux personnes qui ont décidé que leur couple n’avait pas à devenir un sujet de chronique people.
Dans le milieu politique français, c’est presque une anomalie.
Sources : Europe1, PurePeople / Bestimage (photos datées et créditées), FranceInfo, France Bleu, CNews, Slate.fr, Le JDD, Éditions Odile Jacob, Wikipedia.

